Encore une taxe qui va coûter cher aux vapoteurs au UK

Le gouvernement du Royaume-Uni prévoit, comme dans certains pays européens, de soumettre les articles de vapotage à un impôt. Ce récent arrêté vise à taxer les puffs en parallèle aux taxations sur les cigarettes traditionnelles. La décision a suscité de nombreuses inquiétudes chez les vapoteurs et certains professionnels de la santé. Quelles sont les raisons derrière ces mesures britanniques d’imposition de charge fiscale sur la vape ? Voici tout ce que vous devez savoir sur le sujet !

Pourquoi la vape est-elle taxée ?

Les taxes sur les produits de la vape sont source de nombreux débats et réflexions. En effet, ces articles bénéficient d’une législation fiscale plus clémente par rapport aux cigarettes conventionnelles. Ils sont donc exemptés des taxes prohibitives qui visent à décourager la consommation de tabac.

Ce traitement soulève des questions contradictoires quant à la pertinence et à la nécessité de taxer la cigarette électronique. En effet, les e-cigs ont pour finalité d’aider les fumeurs à se libérer du tabac qui présente de nombreux dangers. Elles constituent une alternative moins nocive que la cigarette, mais aussi une mesure plus sûre pour réduire les méfaits du tabagisme.

Taxer les produits de vapotage à l’image des cigarettes classiques pourrait dissuader les fumeurs de passer à la vape. Ainsi, cela pourrait compromettre les efforts pour réduire les dommages liés à la consommation du tabac. Cependant, des voix s’élèvent en faveur d’un impôt aligné sur celle du tabagisme.

Les partisans de la taxation soulignent les similitudes entre le vapotage et le tabagisme. Ils arguent que la vape doit être traitée comme la cigarette classique à cause des potentiels risques pour la santé. Une taxe sur les produits du vapotage pourrait ainsi contribuer à réduire la consommation, surtout chez les jeunes. Par la même occasion, elle permettrait de générer des recettes pour financer des programmes de santé publique.

Cette perspective soulève des inquiétudes sur la dépendance à la nicotine retrouvée dans les e-liquides et son impact sur la santé. Dans un futur proche, les produits de vapotage peuvent, comme en France et dans certains pays européens, être soumis à une taxe.

Quelles sont les taxes en France ?

En France, les produits du vapotage sont classés comme dérivés du tabac. Cependant, ils ne sont aucunement pas soumis au même régime fiscal que les cigarettes. Les consommateurs français bénéficient donc d’une fiscalité relativement favorable. En effet, l’e-cig est assujetti à une taxe sur la valeur ajoutée standard de 20 % comme tous plusieurs produits de consommation.

Malgré cela, elle n’est pas soumise à l’exorbitante Taxe sur la Consommation du Tabac (DCT) contrairement aux clopes classiques. Cette charge fiscale sur les cibiches traditionnelles représente une part significative du prix de leur paquet. En effet, le montant du pack de tabac est déterminé à plus de 64,7 % par les taxes.

Par ailleurs, les puffs ne sont pas légalement reconnues comme un médicament pour être mis sur le marché. Ils ne bénéficient donc pas du statut fiscal dérogatoire réservé aux produits médicamenteux. Pourtant, dans les temps antérieurs, une taxe spécifique à la cigarette électronique était en place. Elle était sous la forme d’une charge fiscale forfaitaire de notification imposée aux fabricants lors du lancement de nouveaux liquides contenants de la nicotine.

En 2019, elle a été supprimée par la Loi de finances 2019, en raison de son faible rendement financier. Par conséquent, la situation en France est plutôt favorable pour les consommateurs de cigarettes électroniques. Cependant, il faut noter que la situation pourrait évoluer comme dans certains pays européens comme les UK. Ces derniers exigent des taxes très lourdes sur les produits de la cigarette électronique, entraînant une augmentation significative des prix.

Au Royaume Unis, cela devient compliqué

Au Royaume-Uni, la situation n’est pas en faveur des communautés des vapoteurs. Le gouvernement, sous la tutelle du Premier ministre Rishi Sunak, envisage d’astreindre des taxes énormes sur les produits de vapotage. Cette décision, hautement controversée, a déclenché une vague de critiques parmi les consommateurs britanniques. Ce décret pourrait compromettre les mesures du pays dans la réduction des risques associés au tabagisme. Il peut aussi limiter les différents efforts pour aider les fumeurs à arrêter.

Michael Landl, directeur de la World Vapers’ Alliance, critique vivement cette orientation gouvernementale. Pour lui, le régime britannique veut augmenter les recettes fiscales en mettant danger la santé de nombreux fumeurs. En augmentant le prix des produits de la vape, il dissuade les gens de se tourner vers cette alternative au tabagisme. La mesure pourrait affecter disproportionnément les moins aisés.

Des données statistiques confirment cette inquiétude. Elles démontrent une forte corrélation entre le tabagisme et les groupes socio-économiques défavorisés au Royaume-Uni. Les chômeurs affichent un taux de tabagisme très élevé que les travailleurs rémunérés. Aussi, les quartiers les plus défavorisés présentent une grande prévalence au tabac que les quartiers aisés. En plus, ces taxes imposées sur les puffs ne favoriseraient que les activités au marché noir.

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